La semaine de la presse
Cette manifestation, au fil des années, est devenue un événement incontournable au collège Sainte Marie. Elle permet l'éducation à l'esprit critique : pourquoi s'informer ? pourquoi s'exprimer ? qui fait l'info ? Comment écrire ?... L'approche de ces différents thèmes permet aux élèves d'avoir un regard plus distancié sur leur comportement.
Les élèves de l'atelier journal ont souhaité questionner Arnaud Desjean pour en savoir un peu plus sur le métier de journaliste :
Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
Mon grand-père était journaliste; toute mon enfance a baigné dans ce milieu. Je m'intéresse à tout. Le métier de journaliste permet de rencontrer des gens différents.
Quelles études avez-vous faites ?
J'ai fait un bac économique et social, plus 3 ans d'université d'histoire. J'ai aussi étudié dans une école de journalisme.
Aujourd'hui, passer par une école de journalisme est une nécessité pour exercer ce métier. Quelles que soient les études faites il est possible de travailler dans le journalisme.
Au sein du Sud Ouest dans quel domaine travaillez-vous ?
Je suis un journaliste localier: je reste autour de St Jean de Luz, et je traite toutes sortes d'affaires (sport, politique, faits divers...). Un journaliste localier ne reste pas plus de 5 ans dans la même ville, pour éviter de créer des relations qui pourraient nuire à son travail.
Avez-vous eu l'occasion de voyager avec votre métier ?
Oui, j'ai fait de nombreux voyages car avant d'être journaliste localier, j'étais un grand reporter; j'ai abandonné cette filière pour ne pas m'éloigner de ma famille.
Est-ce un travail bien rémunéré ?
En général, ce travail est bien rémunéré, mais tout dépend de son statut et du journal pour lequel on travaille. Dans mon cas, je gagne assez bien ma vie, mais on ne fait pas ce travail pour l'argent. C'est un métier que l'on exerce par passion, un journaliste ne compte pas ses heures; il m'est déjà arrivé de travailler 80 heures par semaine.
Y a-t-il eu des articles qui vous ont procuré de la fierté ou qui vous ont déçu ?
Je suis tout le temps fier de mes articles et de m'être battu pour trouver une information.
Mais il m'arrive parfois d'être déçu car ce que j'écris peut porter préjudice aux personnes interviewées.
Combien y a-t-il de salariés dans le journal Sud Ouest ?
Le « Sud Ouest » compte environ 1000 employés dont 300 journalistes; le reste, ce sont des imprimeurs, des transporteurs et autres métiers en relation avec le journalisme. Sans eux, le « Sud Ouest » n'existerait pas.
Que pensez-vous des journalistes qui prennent des risques dans certains pays en guerre ? Seriez-vous prêt à en prendre ?
J'ai été reporter dans plusieurs pays mais à un moment donné, on doit se demander si on est prêt à mourir pour son métier. Personnellement, ayant une famille, j'ai préféré ne pas prendre de risques .
Caroline et Malorie
Pour votre métier de journaliste, quel matériel vous faut-il ?
Lorsque je me rends sur des lieux de travail, j'ai toujours avec moi un stylo, du papier et mon appareil photo.
Quelles sont les qualités requises pour être un bon journaliste ?
Pour être un bon journaliste, il faut être très curieux, avoir envie d'aller vers les autres. Il faut aussi aimer l'écriture. Surtout il ne faut pas avoir peur du conflit. La timidité n'est pas handicapante. Pour ce métier, il faut réussir à combiner la vie privée avec la vie professionnelle. La famille est là pour nous aider.
Comment se passe la production du journal Sud Ouest ?
Le matin quand on arrive au siège du Sud Ouest à Saint Jean de Luz, je discute avec mes collègues : conférence de rédaction. Durant la journée je prends des rendez-vous et je me rends sur des lieux divers. Le soir quand je rentre au siège, je rédige mes articles pour ensuite les envoyer aux alentours de 22h à Bordeaux où se déroule l'impression des journaux. Très tôt le matin, ils partent de Bordeaux et sont distribués.
Comment se compose le jounal Sud Ouest ?
Le journal se compose de deux parties : une partie rouge qui est la même dans tous les journaux du Sud Ouest et une autre partie bleue qui regroupe tout le Pays Basque.
Dites-vous toujours la vérité dans vos articles ?
Dans mes articles, j'essaye de me rapprocher au plus près de la vérité, mais parfois cela est difficile car les gens ne comprennent pas toujours bien ce que j'écris. Je fais au mieux pour être le plus sincère possible. Dans le journal on ne peut pas tout écrire car certaines personnes nous demandent de rester dans la confidentialité.
La presse écrite est-elle touchée par la crise ?
Oui, le journal est énormément touché par la crise car aujourd'hui les gens ne vont plus acheter le journal dans les commerces, ils ont directement accès aux informations par Internet, la télévision ou bien la radio, pour les journalistes c'est une concurrence.
Jone et Inès